L’essentiel à retenir sur le fonctionnement du prêt personnel

Nettement plus souple qu’un crédit immobilier, un prêt personnel vous permet de financer librement vos projets. L’argent que la banque vous accorde pourra être dépensé à votre âme et conscience, mais vous aurez aussi à le rembourser selon des modalités convenues à l’avance. Voici les détails à retenir.

Un prêt personnel équivaut à un crédit sans justificatif

En France, le terme prêt personnel englobe un grand nombre d’offres bancaires. Ce sont tous des crédits à la consommation. Elles ont la particularité de ne pas demander un justificatif de dépenses. Le créancier ne requiert pas non plus un devis comme pour l’emprunt immobilier ou le financement des travaux de rénovation. Le bénéficiaire peut utiliser les fonds selon ses propres volontés en gardant les motifs à sa discrétion. Un crédit personnel pallie un déficit de trésorerie, des achats, un voyage ou sert pour un événement familial. Certains usagers vont même recourir à cette aide financière pour rectifier un découvert bancaire ou des dettes fiscales.

Des sommes variées et un délai de remboursement libre

Les crédits à la consommation regroupent une très grande famille d’emprunts. Le prêt personnel est l’un des principaux composants. Avec ce type d’offre, le client peut jouir d’une somme allant de 200 à 75 000 €. Ce montant est la limite légale imposée par la législation française. Au-delà de ce plafond, il va falloir passer aux prêts affectés tels que le crédit immobilier ou le leasing auto. En ce qui concerne le remboursement, la durée est convenue entre le bénéficiaire du financement et le créancier. Ce dernier calcule le montant de la mensualité en fonction de la capacité d’endettement. De manière générale, elle équivaut à 33 % des revenus, mais les foyers avec des ressources financières conséquentes peuvent consacrer jusqu’à 45 % de leur gain aux remboursements.

Les frais et les intérêts bancaires s’appliquent

Comme pour tout autre crédit, le prêt personnel occasionne un certain nombre charges pour le bénéficiaire. La banque applique un frais de dossier et exige souvent une assurance. Cette couverture est facultative, mais reste fortement recommandée pour protéger l’emprunteur en cas de non solvabilité indépendante de sa volonté. Ainsi, le souscripteur doit restituer le capital, mais verse également une cotisation à l’assureur. A cela s’ajoute les intérêts qui oscille de 0 % à 15 %. La Banque de France établit un taux directeur en fonction de la santé économique de l’Hexagone. Les financiers devront rester en dessous de ce plafond.

Le remboursement est relativement souple

Avec le prêt personnel, l’emprunteur peut demander un ou deux report d’échéance par an. Ce dispositif évite des pénalités à condition de contacter le banquier en amont d’un retard. Il est aussi possible d’anticiper le paiement des mensualités. L’intéressé peut régler l’entièreté de la somme restant dû ou une partie. Dans tous les cas, une indemnité devrait être versé au créancier en dédommagement des profits qu’il ne va plus toucher. Légalement, cette pénalité ne devrait pas excéder l’équivalent de 1 % du montant total du crédit. Avez-vous des questions ?