Le SMIC taux horaire brut 2026 s’établit à 12,31 € depuis le 1er juin 2026, après une revalorisation de 2,41 % appliquée à cette date. Pour un salarié à temps plein sur une base de 35 heures hebdomadaires, cela représente 1 867,02 € brut par mois.
Ces montants s’appliquent en France métropolitaine et dans les DOM, à l’exception de Mayotte qui relève d’un barème distinct. Connaître le taux horaire officiel ne suffit pas toujours à savoir ce que l’on perçoit réellement : convention collective, statut d’apprenti et éléments de la fiche de paie peuvent tous modifier ce que le salarié touche en net.
SMIC 2026 : montants horaire, mensuel et annuel en tableau
Les chiffres ci-dessous sont ceux en vigueur depuis le 1er juin 2026, applicables au cas général (temps plein, 35 h/semaine, métropole et DOM hors Mayotte).
| Référence | Montant brut | Montant net estimé |
|---|---|---|
| Taux horaire | 12,31 € | – |
| Mensuel (151,67 h) | 1 867,02 € | ≈ 1 477,93 € |
| Annuel (12 mois) | 22 404,24 € | – |
Le montant net mensuel de 1 477,93 € est une estimation. Il correspond à environ 79 % du brut, hors prélèvement à la source. Le net réellement versé varie selon les cotisations applicables à chaque situation : secteur d’activité, statut, régime de retraite complémentaire, mutuelle obligatoire prélevée sur le bulletin.
Le minimum garanti, qui sert notamment au calcul des avantages en nature (repas, logement), a également été revalorisé au 1er juin 2026. Son montant figure sur les bulletins de paie des secteurs où ces avantages sont déduits de la rémunération.
Revalorisation du SMIC : deux hausses en 2026
L’année 2026 se distingue par deux revalorisations successives du salaire minimum. Une première hausse a été appliquée en janvier 2026, suivie d’une seconde au 1er juin 2026 (+2,41 %). Cette progression suit la formule légale, qui prend en compte l’inflation mesurée pour les ménages du bas de la distribution des revenus et l’évolution du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.
Le mécanisme de revalorisation automatique déclenche une hausse dès que l’inflation cumulée depuis la dernière révision dépasse un seuil légal, sans attendre le rendez-vous annuel de janvier. C’est ce qui explique le déclenchement d’une revalorisation intermédiaire en juin.

SMIC brut et salaire minimum conventionnel : ce que la fiche de paie ne dit pas toujours
Le SMIC constitue un plancher légal absolu. Or, certaines grilles conventionnelles peuvent passer sous ce plancher après une revalorisation. Quand le minimum de branche fixé par une convention collective devient inférieur au nouveau SMIC, l’employeur est tenu d’appliquer le taux légal, même si la grille conventionnelle indique un montant inférieur.
La situation inverse existe aussi : dans plusieurs branches professionnelles, le salaire minimum conventionnel dépasse le SMIC. Dans ce cas, c’est le minimum conventionnel qui s’applique. Un salarié classé en catégorie B d’une convention collective dont le minimum est fixé à 1 950 € brut mensuels ne peut pas être rémunéré au SMIC de 1 867,02 €, même si ce montant respecte la loi.
Pour vérifier ce point, deux éléments suffisent : l’intitulé de la convention collective figurant sur la fiche de paie et la grille salariale de la branche, accessible sur le site de la Direction générale du travail ou auprès des syndicats de la branche.
Apprentis et moins de 18 ans : des taux horaires différents du SMIC standard
Le SMIC de 12,31 € brut ne s’applique pas mécaniquement à tous les salariés. Deux catégories suivent des règles de calcul distinctes.
- Les jeunes de moins de 18 ans bénéficient d’un abattement légal sur le taux horaire : 20 % pour les moins de 17 ans, 10 % entre 17 et 18 ans. Ces abattements disparaissent dès les 18 ans révolus.
- Les apprentis perçoivent un pourcentage du SMIC calculé selon leur âge et leur année de contrat. Pour les apprentis de 21 ans et plus, le calcul peut s’appuyer sur le minimum conventionnel de l’emploi occupé lorsque celui-ci dépasse le SMIC, ce qui peut être plus favorable.
- Les contrats d’apprentissage anciens (débutés avant certaines réformes) relèvent d’un régime de cotisations différent, notamment pour la CSG-CRDS. Le net versé peut donc différer de celui d’un apprenti ayant signé un contrat récent, à pourcentage du SMIC identique.
Dans tous ces cas, le montant brut affiché sur le contrat ne préjuge pas du net perçu. La date de début de contrat et l’âge à la signature influencent directement le régime social applicable.
Ce qui réduit le net en dessous du SMIC brut sur votre bulletin
Le passage de 1 867,02 € brut à environ 1 477,93 € net s’explique par l’ensemble des cotisations salariales : assurance maladie, retraite de base, retraite complémentaire, chômage, CSG et CRDS. Ces prélèvements représentent collectivement environ 21 à 22 % du brut pour un salarié du régime général.
Deux éléments supplémentaires peuvent encore abaisser le net affiché sur le bulletin. La mutuelle d’entreprise obligatoire, dont la part salariale est déduite du brut, réduit le versement final sans figurer dans le calcul du SMIC.
Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, lui, n’intervient pas dans le calcul du net social mais apparaît sur le bulletin depuis 2019 : un salarié au SMIC avec un taux non nul verra son virement bancaire inférieur au net social de 1 477,93 €.
Ces deux points expliquent pourquoi le net réellement crédité sur le compte peut s’écarter de l’estimation conventionnelle, même pour un salaire strictement au SMIC.
Temps partiel et SMIC : le calcul au prorata
Pour un contrat à temps partiel, le taux horaire de 12,31 € reste le même, mais le mensuel est calculé au prorata des heures contractuelles. La formule est simple : nombre d’heures mensuelles contractuelles multiplié par 12,31 €. Un contrat de 24 heures hebdomadaires correspond à environ 104 heures mensualisées, soit un brut mensuel d’environ 1 280 € avant cotisations.
L’employeur ne peut pas compenser un taux horaire inférieur par des primes ou avantages en nature pour atteindre le plancher mensuel : c’est le taux horaire lui-même qui doit respecter le minimum légal, heure par heure travaillée.
Les montants du SMIC au 1er juin 2026 – 12,31 € brut/heure et 1 867,02 € brut/mois – sont les seuils légaux à partir desquels vérifier sa rémunération. Le net, lui, dépend du profil de chaque salarié : statut, convention collective, régime de cotisations et éléments déduits sur le bulletin. C’est la lecture combinée de ces paramètres, et non du seul taux horaire, qui permet de savoir ce à quoi on peut réellement prétendre.